Avez-vous trouvez votre pourquoi?

La douleur de l’accouchement

 

La douleur de l’accouchement est peut-être un sujet tabou dans notre système de santé, mais ce n’est pas en la niant que nous serons vraiment capable de la dépasser.

Dans la «Cyberpresse» du 26 juillet 2007 on peut lire : « Les Québécoises championnes de l’épidurale.» Selon une étude de l’institut canadienne de l’information sur la santé (ICIS). L’une de leurs conclusions est que le recours à l’épidurale est de plus en plus populaire dans toutes les provinces Canadienne. En 2006, 68% des Québécoises avaient demandé l’épidurale par rapport à une moyenne de 54% au Canada.

La question qui se pauses ici c’est: Pourquoi je veux accoucher sans péridurale, avec le moins d’intervention possible et dans le respect de mes choix.
Je vais vous raconter mon expérience avec la douleur durant le travail de l’accouchement. Lors de la naissance de mon premier enfant, je me sentais bien préparé. J’était allé chercher tout se qui me semblait utile pour faire une expérience la plus positive possible. J’avais suivi un cours de yoga prénatal avec Denyse Laurendeau (qui préparait le corps, l’esprit et le cœur). Le programme comprenait une simulation à l’accouchement avec le conjoint (massages, pression analgésique, positions pour faciliter le travail, etc.). En plus une amie en qui j’avais confiance m’accompagnait tout le long de l’expérience.
J’espérais un accouchement avec le moins d’intervention médical possible. Je savais que je devais m’abandonner dans le non-contrôle; se qui n’était pas évident pour moi.

Neuf heures plus tard, Je réussis à accoucher sans anesthésie péridurale. Après ce marathon, je restai marqué par la douleur qui restait imprégné en moi. Je ne comprenais pas pourquoi il fallait que je souffre autant pour que mon enfant naisse. Je décidai à ce moment que si j’accouchais une autre fois je demanderais l’épidurale sans tarder. C’est se que j’appel être en état de choc. Je n’avais pas trouvé mon «Pourquoi ?»
Si on compare la douleur d’accouchement et la douleur « maladie grave » il n’y pas de différence au niveau de l’intensité. Mais se qui est évident pour l’accouchement c’est que l’on sait pourquoi il y a des douleurs de contractions. Le corps s’ouvre pour laissez passer le bébé. C’est un cycle d’intensité qui monte et qui redescend constamment, la douleur arrive comme un train au loin et repart comme si rien n’était arrivé. On sait que notre enfant va naître et que les malaises vont finir.

Tant disque la douleur « maladie » il y a l’inquiétude, le sentiment d’être seul, les questions sans réponses, combien de temps que cela va duré? Est-ce que je vais dépendre des autres longtemps? Toute l’incertitude qui entour son état de malade.
La douleur est un signal d’alarme. Elle envoie un message à notre cerveau pour déclancher une réaction. Sans elle, par exemple, nous ne pourrions enlevez notre main qui s’appuis sur un élément chauffant. Imaginez les dégâts…

Nous n’avons pas tous la même réaction face aux signaux d’alarme que notre corps nous envoi. On peut l’ignorer ou faire semblant que l’on ne sent rien. Cela dépend; des expériences passées avec la douleur et aussi des sentiments négatifs qui montent en nous. Le sentiment d’être faible et inférieur psychologiquement peut faire surface. On se juge facilement.

Cela fait parti des conditionnements que l’être humain a acquit. C’est normal avec une culture qui tourne autour de l’Ego qui veut paraître au dessus de tout et prouver quelque chose. Peu importe. Si vous voulez en savoir plus au sujet de l’ego, je vous suggère le livre : Nouvelle Terre de Eckhart Tolle. Mais c’est une autre histoire.

Les conseils, les recommandations on les écoute d’une oreille distraite, mais à la douleur on obéi. Elle nous arrête et nous force à regarder en soi ce qui ne va pas. Être à l’écoute de ses besoins, trouver ce qui ne tourne pas rond en nous. Cela n’est valorisé. Imaginez une personne ressentir une tension dans son dos, juste avant qu’une douleur s’installe. Soudainement elle s’accroupie là devant vous en laissant sortir un soupir de soulagement sans se préoccuper de personne. Allez-vous dire : « Waow! quel réceptivité! Il ou elle est vraiment à l’écoute de ses besoins. » Assez difficile d’imaginer.

Dans notre culture on valorise les sportifs, il sera encouragé tout le long de son parcours et lorsqu’il arrive à la ligne d’arrivé épuisé, vidé, même s’il a mal partout dans son corps on le félicitera pour son courage. Bizarre n’est-ce pas? Cela porte à réflexion.


Depuis plusieurs années que j’observe les femmes qui vont accoucher, il y a un point commun qui rassemble la majorité : C’est la peur de la douleur.
Comme je dis souvent on ne devient pas « Wonder woman » parce que l’on accouche. Elles vont vers cet évènement comme elles sont. Il y a des fonceuses, des angoissés ou des détachées, peu importe.

 


« La douleur nous ouvre à la connaissance de soi. »
Pour prendre conscience comment vous allez réagir lors de votre accouchement, vous pouvez faire un petit exercice. Cela s’appel : La rencontre avec la douleur.
Prenez le temps de vous allongez confortablement. Ensuite inspirez en comptant 1, 2, 3 et expirez 4, 5, 6, 7, 8 lentement. Faite le 3 fois.
Imaginez que vous inspirez le calme (dite simplement le mot à l’intérieur de vous) et expirez toutes vos préoccupations. Lorsque vous serez bien détendu entrez en vous, vers votre cœur, là où se trouve votre essence (l’essentiel). Faite comme-ci vous seriez assis devant un écran de cinéma. Les images que vous allez voir devant vous se déroulent à un moment de votre vie où vous avez eu très mal, une rencontre avec la douleur. Regardez sans jugement comment vous avez réagit. Avez-vous paralysez de peur? Vous êtes vous repliez sur vous-même? Avez-vous exprimé votre souffrance? Avez-vous demandez de l’aide? En avez-vous reçu et acceptez? Vous êtes-vous senti seul et isolé.
Votre réaction ne sera probablement pas différente de votre prochaine expérience avec la douleur. Qu’est-ce que vous aimeriez dépasser? A partir de cette question vous commencez à entrer dans votre corps. Bienvenue chez vous.
Je vous donne une idées des facteurs qui :
Augmentent la perception de la douleur

La peur

Le stress mental

Tensions / contrariétés

Froid / chaud

Fatigue

Besoin non exprimé

Faim

Solitude / isolement

RĂ©sistances

Envahissement

Un environnement froid

Des bouleversements Ă©motifs

Les empreintes (expérience sexuelle négative)

La performance

Le fait de subir

Toutes les retenues

DĂ©ception versus les attentes

Toutes interventions sans communication

Placotage entre les gens

 

Diminue la perception de la douleur

Se lier à son bébé

 

La respiration calme

La relaxation

La confiance

Une bonne information

Le contact continu de personnes familières et amicales

Être active (positions variées)

ĂŠtre bien nourrie

Se sentir supporté et écouté

ĂŠtre dans un environnement calme et confortable

La musique douce, les lumières tamisées (faire son nid)

Restez dans l’instant présent (une contraction à la fois)

Ressentir l’amour et le non jugement

Le fait de choisir

L’acceptation avec humilité, le « oui »

Écouter son corps

S’exprimer librement (pleurs et rire)

Massages et pressions analgésiques

La visualisation (Ex. : faire sa bulle)

Les compresses chaudes et froides

 

Refaite le même exercice de visualisation que précédemment avec maintenant tout les éléments qui vous aiderons. Voyez-vous entrait d’utiliser les moyens qui vous supporteront.

Lorsque la femme qui accouche se branche à son enfant, elle n’est plus seul et l’enfant le ressent aussi, la connection est établie. Elle lui parle avec son cœur et puisera de la force dans ce lien. Comme la respiration est un élément clé durant les séances de yoga, la femme sait comment l’utiliser par instinct, surtout pour l’expire. Dans l’expire il y a le lâcher prise, l’abandon et l’acceptation. Pour contrôler la douleur il existe aussi différentes techniques, comme les pressions analgésiques et/ou de sédations sur des points précis d’acupuncture. L’acupuncture aussi est efficace, d’ailleurs les acupuncteurs sont de plus en plus admis pendant l’accouchement. La technique de l’hypnose ou de l’autohypnose est une préparation mentale qui a fait ces preuves, dépendant des sujets.
Je vous propose ici, une méthode que j’ai expérimentée avec ma formation en kinésiologie de reprogrammation. Cela est plus efficace que de répéter une affirmation positive l’une après l’autre, on surcharge encore plus la mémoire émotionnelle qui est déjà assez pleine.
J’utilise le principe de la physique quantique. Si on veux devenir neutre par rapport à un stress ou une peur, on doit auparavant trouver son opposé pour annuler l’information enregistrer dans la mémoire (hypophyse; centre émotionnel du cerveau), parce qu’elle brime le système nerveux.
Premièrement pour désamorcer votre stress vous devez l’identifier. Vous ciblez vos peurs et inquiétudes en les écrivant (4 ou 5). Ensuite vous prenez la plus importante ou celle qui vous rejoint le plus pour le moment. Vous composez une phrase en utilisant les mots : «Même si j’ai peur de… (Vous écrivez votre peur qui est le pôle négatif) je choisie maintenant de… (Vous mettez le pôle positif).
Je vous donne quelques exemples :
Pour l’accouchement :
1) Je choisie de lâcher prise maintenant même si je ne sais pas comment faire. (Notez cet Intention est de base).
2) Même si j’ai peur de paniquer à l’accouchement (Pôle négatif), je choisie maintenant d’accepter mon imperfection (Pôle positif).
Pour le post-partum.
Je choisie de m’organiser de l’aide maintenant (Pôle positif), même si j’ai peur de paraître faible (pôle négatif).
Vous répétez cette phrase trois fois par jour pendant trois semaines. Ensuite vous pourrez en utiliser une autre. Notez bien que c’est important de prendre vos propres mots, n’oubliez pas que c’est votre mémoire.
Il existe aussi une réaction typique par rapport à la douleur. Lorsque les femmes exécutent des mouvements et des postures de yoga. Je vois déjà la relation avec la douleur et le corps. La plupart des femmes poussent plus loin le mouvement ou la posture, jusqu’à ressentir de la douleur et ne lâche pas. Elles pensent que si c’est douloureux c’est plus efficace. Voilà une autre croyance mentale. Ce n’est pas parce que ça fait mal que c’est efficace. Si votre cerveau et votre corps est convaincu de se fait imaginez à l’accouchement…
Le corps stressé produit la sécrétion de corticostéroïde qui inhibe l’effet des endorphines (analgésique naturel secrété par le corps). Le corps stressé se ferme, résiste et la résistance crée la souffrance.
Plus vous vous abandonné dans l’acceptation et plus votre corps aura accès aux messages et aux endorphines.
A mon deuxième accouchement, 5 ans et demi plus tard, j’avais trouvé mon pourquoi.
Je ne voulais pas «me faire accoucher» mais bien de «laisser mon enfant et mon corps accoucher» J’ai laissé mon pouvoir de femme s’exprimé. C’est ce qui m’a permis de me relier à mon enfant et à mon corps. Cette expérience m’a laissé un sentiment de force et de satisfaction incroyable que je peux maintenant partager.

Et vous avez-vous trouvez votre pourquoi?

 

Pour vous aider je vous offre deux outils :

Simulation à l’accouchement pour le couple.

Disque compact (CD) de Relaxation et visualisation pour la mère et l’enfant.

 

Information : www.yogaprenatal.qc.ca ou au 450-419-4869

 

 


Références :

Médecine énergétique, Donna Eden. Ed. : Ariane

La grossesse au naturel, Zita West. Ed. : Hurtubise, HMH

Une naissance heureuse, Isabelle Braband. Ed. : St-Martin